Projet pilote burn-out

En novembre 2018, Fedris démarrera un projet pilote concernant un trajet d’accompagnement de travailleurs menacés ou atteints à un stade précoce (stade 1 ou 2) par un burn-out suite à un risque psychosocial en relation avec le travail. 

Quels sont les conditions pour participer au trajet ? 

Ce projet pilote inclura de 300 à maximum 1000 personnes prises en charge. Le public-cible est constitué de travailleurs des secteurs des services financiers (hors assurance et caisse de retraite) et des activités hospitalières ou de l’hébergement médical sous statut privé ou APL (administrations provinciales et locales).

Il s’agit de personnes en souffrance au travail, qui multiplient de courts arrêts de travail ou en arrêt de travail depuis moins de 2 mois

Ce trajet d’accompagnement a pour objectif de permettre le maintien au travail ou la reprise rapide des travailleurs.

Que propose Fedris ?

Fedris propose un trajet d’accompagnement (pdf - 511,24 KB) qui comprend un ensemble de mesures centrées sur la personne mais également sur le milieu de travail. Ce trajet s’étale sur une période de maximum 9 mois. Il est flexible car il doit s’adapter aux besoins de chaque individu, en fonction de son vécu et du degré de burn-out. 

Comment introduire une demande ?

C’est le médecin traitant, le conseiller en prévention-médecin du travail ou le conseiller en prévention aspects psychosociaux qui introduira une demande de confirmation du diagnostic de burn-out, auprès de Fedris. Ils  auront au préalable écarté d’autres raisons pouvant expliquer l’état du travailleur. 

À la réception de cette demande, une première analyse est réalisée par Fedris pour vérifier que le travailleur rentre bien dans le scope du projet pilote. Fedris lui proposera de rencontrer un intervenant burn-out que le travailleur choisira dans une liste d’intervenants préalablement sélectionnés. Cet intervenant effectuera une à deux séances de consultation qui auront pour but de confirmer ou non le diagnostic de burn-out. 

Et ensuite ?

Sur la base de ce diagnostic approfondi, l’intervenant burn-out introduira auprès de Fedris une demande de prise en charge ou réorientera le travailleur vers un mode de prise en charge plus approprié à sa situation.

Cette demande de prise en charge sera accompagnée d’un rapport circonstancié justifiant le diagnostic. Sur cette base, Fedris donnera son feu vert.

Fedris transmettra les informations reprises dans les deux demandes complétées et le rapport de diagnostic annexé aux différents acteurs: médecin traitant, conseiller en prévention-médecin du travail, conseiller en prévention aspects psychosociaux et, s’il y a arrêt de travail au-delà de la période de salaire garanti, le médecin-conseil. 

Après le « oui » de Fedris ?

L’intervenant burn-out est responsable de la prise en charge. C’est lui qui au cours de ces entretiens définit avec le travailleur le programme du trajet d’accompagnement, en fonction de ses besoins et de son rythme. 

Comment se déroule le trajet d’accompagnement?

Une première phase consiste en 2 à 4 séances de consultation suivant le concept « Clinique du stress et du travail ». Ces séances aideront le travailleur à :

  • s’exprimer sur la réalité de son travail et ses émotions, 
  • énumérer les ressources dont il dispose, 
  • aborder certains aspects légaux, 
  • faire un bilan sur les antécédents et les causes du burn-out.

En parallèle, 3 séances individuelles de « Starter Kit » sont recommandées. Elles auront pour but d’apporter des connaissances de base sur le thème « bien-être-santé » comme la gestion du stress, l’hygiène de vie et la récupération d’énergie.

Ensuite, si le travailleur le souhaite, il pourra poursuivre par 7 séances de soutien et d’accompagnement selon les approches psychocorporelle ou cognitivo-émotionnelle. 

Le lien avec l’employeur

Le plus tôt possible dans le trajet d’accompagnement, une prise de contact avec la médecine du travail sera encouragée (en fonction de l’aptitude du travailleur à faire cette démarche), soit sous forme d’une consultation spontanée, soit sous forme d’une visite de pré-reprise. 

Il est souhaitable et important que ce contact débouche sur une réunion pluridisciplinaire. Cette réunion sera proposée, expliquée et encouragée par l’intervenant burn-out et sa préparation fera partie de la prise en charge. Cette réunion sera formalisée au sein de l’entreprise par le conseiller en prévention-médecin du travail ou par le conseiller en prévention aspects psychosociaux. Outre le conseiller en prévention-médecin du travail et/ou le conseiller en prévention aspects psycho-sociaux, pourraient être présents, par exemple, lors de cette réunion: des représentants de l’employeur (RH, manager de proximité,…), un représentant des travailleurs membre du CPPT ou syndical choisi par le travailleur. Il convient toutefois d’attirer l’attention sur le fait que cette réunion multidisciplinaire ne peut avoir lieu que si le travailleur a donné son accord pour lever l’anonymat.

Et après ?

Dans le cas où une reprise du travail au sein de l’entreprise s’avère impossible, 1 à 2 séances de discussion sur une réorientation professionnelle pourront être proposées.

À la fin du processus de prise en charge, l’intervenant burn-out rédigera un rapport final reprenant le diagnostic approfondi, l’étiologie, le trajet d’accompagnement qu’a suivi le travailleur, et la situation de celui-ci au moment où le trajet d’accompagnement prend fin. Ce rapport final sera adressé à Fedris, mais également au médecin traitant, conseiller en prévention-médecin du travail et si c’est pertinent, au médecin-conseil de la mutuelle. 

Coût de la prise en charge

Fedris prend à sa charge le coût des séances, des réunions et des rapports décrits dans le trajet d’accompagnement, ainsi que les frais de déplacement du travailleur. 

Durée du projet pilote

Le projet pilote a une durée de 3 ans et il sera évalué à son terme.